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Droits de l’Homme : le RAIDH présente son rapport d’enquête sur la situation des droits humains après l’opération de déguerpissement des populations du Mont Péko, à Bangolo et Duekoué



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Droits de l’Homme : le RAIDH présente son rapport d’enquête sur la situation des droits humains après l’opération de déguerpissement des populations du Mont Péko, à Bangolo et Duekoué
Businessofafrica.net | 24/03/2017

Après avoir mené deux missions de recherche et de recueil d’informations du 10 au 20 août et du 16 au 20 novembre 2016 dans les départements de Bangolo et de Duekoué aux fins d’observer et de documenter la situation des droits humains et du droit international humanitaire consécutive aux évacuations des populations de forêts classées du Parc national du Mont Péko et aux alentours, le RAIDH (Regroupement des acteurs ivoiriens de Droits de l’homme) a enfin produit un rapport d’enquête sur la situation des droits humains après l’opération de déguerpissement des populations du Mont Péko, à Bangolo et Duekoué.


Ce rapport d’enquête a été présenté au cours d’une cérémonie officielle qui s’est déroulé dans la matinée du jeudi 23 mars, à Abidjan.

Au de cette cérémonie ledit rapport a été remis officiellement aux représentants du gouvernement, de représentations diplomatiques, des institutions nationales et internationales et d’organisations de la société civile.

En effet, selon le contexte du rapport, en 2003 la présence massive et incontrôlée de milices autour du massif forestier, a engendré  le départ précipité des agents des Eaux et forêts et l’abandon du Parc par les agents de l’OIPR créé en 2002. Ce vide de surveillance a profité à un certain chef de guerre burkinabé Oueremi Amadé pour infiltrer le Parc National du Mont Péko et y installer ces compatriotes jusqu’à dévaster 80% du Parc. (RAIDH)

Environ 30 400 ha du patrimoine forestier vont être exploités illégalement pour des cultures de rente dont le cacao. Après l’arrestation d’Oueremi Amadé en mai 2013, le Gouvernement ivoirien avait rencontré les infiltrés pour leur signifié leur départ imminent. Le dernier recensement du 17 octobre au  17 novembre 2014 du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant avait dénombré 27000 occupants illégaux et familles devant être pris en compte dans le plan d’évacuation annoncé par le Comité de gestion locale (construction de sites de transit).

Après avoir procédé à des interviews et par des visites des localités d’accueil, à des rencontres des agents des organisations humanitaires, des sous-préfets et notables, des chefs de communauté, des leaders d’ex infiltrés des villages et campements cibles des populations déguerpies des départements de Bangolo et Duekoué, c’est un total de 28 469 qui ont été déguerpies au terme des recherches du RAIDH.

Parmi tant de recommandations, le RAIDH prie le Président de la République de mettre un terme à la souffrance des populations déguerpies du Parc en appliquant toutes les recommandations du Plan d’urgence telles que arrêtées par le Conseil des ministres du 7 juillet, notamment le renforcement du dispositif sanitaire, la mise à disposition d’un fonds de contingence pour les ménages vulnérables et la sécurisation du Par cet de ses alentours.

De veiller également à l’adoption d’une loi sur les évacuations en Côte d’Ivoire conformément au Droit international.

 

JOB ATTEMENE



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